Les commandos portent le béret vert des Chasseurs Ardennais. Ce fameux béret vert désigne souvent les forces d’élite de la plupart des armées, comme les États-Unis (Green Berets), l’Angleterre (Royal Marine Commandos), la France (Légion Étrangère), la Belgique (Para-Commandos), et bien d’autres.
L’amiral Roger Keyes, attaché militaire anglais auprès de Léopold III, le Roi du plus brave des peuples (ça, c’est nous), a été très impressionné par les Chasseurs Ardennais qui combattirent les Allemands sur la Lys, avec un équipement plus que désuet, en 1940.
Après la capitulation, de nombreux Belges sont partis en Angleterre, afin de poursuivre le combat contre l’envahisseur de leur pays.
Monsieur Keyes, quoique assez âgé, aimait les opérations secrètes, puisqu’il avait été l’orchestrateur du Raid contre Zeebruges pendant la Première Guerre Mondiale.
Le Royaume – Uni ne disposait plus de tout le matériel militaire qu’il avait rapidement abandonné sur les plages de Dunkerque, et il fallait pourtant poursuivre la lutte.
Winston Churchill décida donc de nommer Keyes à la tête d’une nouvelle institution : les opérations spéciales. Les commandos sont l’armée du pauvre : on entraîne dix hommes et on leur donne peu d’équipement : si ça marche, tant mieux, et si ça ne marche pas, on n’a pas beaucoup perdu.
Dans les centres militaires, où on regroupait les soldats par pays, certains Chasseurs Ardennais furent contactés par le Vicomte Arthur de Jonghe, un Belge au style très british, qui fera beaucoup pour la création des unités spéciales.
Invités dans un pub, trois soldats à la hure ont été présenté à Keyes, et ils se portèrent volontaires pour tester le programme d’entraînement des commandos parachutés en territoire occupé.
Armand Leblicq, Emile Tromme et Adolphe Lheureux s’en vont donc en guerre, Les deux premiers furent arrêtés, torturés, et exécutés.
Entre-temps, le gouvernement belge, qui était courageusement parti en exil, avait coupé tous les ponts avec les forces spéciales créées par les Anglais et, surtout, avec les soldats belges qui y avaient été intégrés.
Le Vicomte de Jonghe demanda donc immédiatement sa mutation chez les commandos anglais, commandés par le célèbre Lord Lovat. Celui-ci était justement à la recherche d’une coiffure et d’une couleur distinctives pour identifier ses troupes.
Il faut savoir qu’à cette époque, tous les soldats qui entraient dans les commandos expérimentaux étaient des volontaires issus d’autres armes, et que chacun portait la coiffure et la couleur distinctives de son unité d’origine : noir pour le génie, rouge pour l’artillerie, bleu pour la force aérienne, et c…
Le choix d’un béret vert fut fait selon deux critères différents.
Si vous êtes Anglais, vous avez toujours tout fait tout seul, comme on l’a vu à Waterloo, où les Allemands, les Hollandais, les Écossais, les Irlandais et les Gallois formaient la plus grande partie de leur armée. Vous me direz donc que le vert vient d’une salamandre que le Royal College of Arms a choisi quand il a dessiné le symbole des commandos.
Personnellement, j’ai plutôt l’impression que la vraie salamandre est de couleur noire, et que si celui-ci tire parfois sur le vert très foncé, nous sommes très loin du vert qui a été choisi pour illustrer le schéma.
Au milieu de soldats qui portaient le calot français, le calot anglais, le bonnet de police belge, le glengarry écossais et le chéchia des Zouaves français, le général Sir Henry Beverley, du Royal Marine Commandos, ne peut expliquer pourquoi c’est le béret qui fut retenu.
Comme ces deux dernières photographies le montrent bien, il n’y a aucune ressemblance entre la flatte verte à la hure belge et le béret vert des commandos britanniques : cela troue les yeux …
Vous trouverez une discussion sur cette gentille polémique ici : https://www.fraternellechasseursardennais.be/histoire/bertevertcdo.html
Je sens que je vais encore me faire des amis avec cette chronique, mais tant pis 🙂
Si vous êtes Belge, Chasseur Ardennais de surcroît, ou que vous avez simplement les idées larges et un peu de bon sens , vous me direz que c’est toujours la voix du plus haut chef qui décide. C’est comme pour le prix de l’essence ou les vaccins pour le COVID, et les conseils de ses spécialistes, ainsi que sa facilité économique, qui l’aident souvent à décider (sauf quand il s’agit de masques…).
Le béret était la coiffure la moins exigeante et la moins coûteuse de toutes celles qui étaient représentées. En plus de cela, il existait un atelier de fabrication de bonnets près du centre d’entraînement, à Ardrossan, qui pouvait produire une teinte vert clair fort acceptable pour pas cher.
Qu’allons – nous faire de ces deux versions ?
C’es très simple : tous les éléments concluent à dire que la flatte verte des Chasseurs Ardennais a fortement marqué l’esprit de grands patrons militaires anglais, et qu’ils vinrent chercher trois Belges à la hure pour tester les bases de leur nouveau concept des Commandos.
Un Belge, qui avait déjà une solide réputation au sein de l’armée anglaise, a fortement recommandé le choix de la flatte verte quand il a fallu trouver une coiffure spéciale pour les unités spéciales.
Cette coiffure était destinée à des troupes dont le centre se trouvait près d’une fabrique de bonnets, qui pouvait avoir un beau vert et founir très rapidement de grandes quantités. aux nouvelles unités spéciales.
Ardrossan est un port d’Écosse, qui disposait d’une fabrique de bonnets écossais, fort similaires à la flatte ardennaise, que sont le Balmoral / Kilmarnock et le Tam o’Shanter.
Par conséquent, et dans le pire des cas, l’origine du béret vert est écossaise, mais les Anglais n’accepteront jamais cette possibilité non plus.
Conclusion : les Anglais sont de mauvaise foi, puisqu’ils prétendent avoir inventé les Commandos, alors que ce sont les Afrikaaners d’Afrique du Sud, descendant de colons belges, français et hollandais, qui ont inventé ce terme et ces principes de combat à la fin du XIXème siècle.
À l’époque, les Anglais avait inventé les camps de concentration, où ils enfermaient les familles des commandos, sans leur donner de bonnets… mais, cela, ils n’en parlent pas.
Ils préfèrent sans doute mettre un béret vert sur cette partie de leur histoire …
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